Des Visages Des Figures, Noir Désir, Live À Evry 2002
Allez, quoi, lecteur, mes articles personnels te manquent?
J'aurais beaucoup à écrire mais ça ne te regarderait pas.
Et puis au fond, tu t'en fous un peu (sauf quelques exceptions), tu tombes sur ce blog, souvent parce que tu es du même coin que moi, dans la même tranche d'âge et que le réseau des valentinois de 14-16 ans marche bien, et puis tu te demandes qui je suis.
Qui je suis, ça veut dire quelle gueule j'ai, de quel lycée, quel âge, quel nom, quelle classe et qui je connais. Peut-être accessoirement quel est mon style - musical et vestimentaire.
Alors me connaître, moi? Que neni!
Plus tard, tu nous trouveras une connaissance commune et tu lui en demanderas un peu plus. "Elle est sympa, Louise?" Ouais, un peu peut-être, peut-être que je me la pète un peu, peut-être que je suis spé, etc...
Donc au final, développer le sujet du "moi, comment je suis intérieurement, comment je vais", ça te sert pas à grand chose, dans ces relations basées sur la superficialité et autres...
Je dis ça pour la majorité de mes lecteurs. Après, certaines connaissances plus proches voudront plus en savoir. Elles pourront me demander, par mail, ou en face à face.
Donc quelle utilité à publier ici de longs textes qui ne branchent personne?
Allez, avoue, t'as un peu la flemme de lire jusqu'au bout le concret, le profond, les textes interminables. Je t'en veux pas.
Des fois t'as même la flemme de me repérer et d'aller me faire la bise en ville. Je comprends, moi, pareil, en général dans ces moments-là je suis brusquement pressée. Remarque, je flâne rarement en ville, je vais quelque part et j'y reste, jusqu'à marcher rapidement vers quelque chose d'autre. Le temps passe si vite!
T'as vu, au final, je suis comme toi. La flemme de lire tous les textes des vagues connaissances, la flemme d'aller faire la bise.
[ Dire bonjour, lamentable rituel! En arrivant quelque part, on perd une demi-heure à aller claquer deux bises mécaniques sur des joues hypocrites qui appartiennent à des cons dont on se fiche éperdument, à qui on a rien à dire, qu'on a vu de toute façon hier et qu'on verra demain. ]
Hell, Lolita Pille
Bien évidemment, le théorème ne marche pas dans le sens inverse. Je fais la bise aux personnes que j'aime. Je fais la bise aux personnes que je peux pas sacquer. Voilà, le code a été instauré, vous me regarderez mal si je ne le fais pas, enfin, certains me regarderaient mal, d'autres comprennent, je leur en suis reconnaissante. C'est quoi, cette rage? Jalousie. Oui. Sûrement, ça me prend de temps en temps.
Je vais m'arrêter, je vais me faire des ennemis. Je préfère qu'il n'y ait plus rien entre moi et une connaissance qu'une relation hostile. Mais là, mes lecteurs vont se demander "parle-t-elle d'elle et moi?" Je peux rien prouver. Je pourrais mentir pour sauver le coup "nan nan, c'est pas toi, c'est d'autres". Comme ce pourrait être la vérité. Comment me justifier après?
Tout ça pour dire que j'ai pas grand chose à vous raconter. Ce blog est public, beaucoup le connaissent d'où mon silence. Mieux vaut se taire et se faire passer pour un imbécile que parler et prouver qu'on en est un. Ca vous manquera pas, ce silence. Connaître mon nom, et savoir que je suis une rockeuse un tout petit peu métalleuse qui se dirige vers L vous va amplement.
Vous voulez connaître mon bulletin et si je préfère les strings ou les boxers aussi?