Tous ces petits bab'z fans de Tryo, Sinse, ska deux d'tens qui disent "ouais, au gouvernement, tous de droite, ils n'écoutent pas les jeunes!".
Sur ce point-là je suis d'accord, on n'écoute pas les jeunes, souvenons-nous du CPE...
Mais la fierté du pétard, est-ce utile?
Bon, les autres des banlieues qui disent "le gouvernement nous aime pas, on est pas français, rien à branler, on se venge en cramant des bagnoles", c'est aussi pitoyable.
Je compte aussi tous ceux qui profitent des manifs pour sécher les cours et aller s'éclater une heure. Je ne citerai personne, je me souviens de ceux qui, lors de l'appel à l'école morte de la FCPE m'avaient répondu: "Ouais, non on vient pas aux cours, on va manger chez telle-miss, de toute façon, le CPE ne nous concerne pas!"
Évidemment, tout est simple, aujourd'hui t'as quinze ans, demain, Papa-Maman te trouveront un bon petit job et tout ira pour le mieux.
J'étais contre le CPE, je tolérais ceux qui étaient pour. Mais alors ceux qui en profitent pour sècher et s'éclater, ça me dégoute.
Je ne suis pas de droite, encore moins d'extrème droite.
Si j'ai mal pour la politique actuelle, j'ai encore plus mal pour la réaction des jeunes.
Oui, les politiques ne nous écoutent pas vraiment, c'est une réalité.
Nous avons le droit de nous plaindre. Mais comment nous faire écouter si on déconne comme ça?
Quelle crédibilité avons-nous, à cramer des bagnoles ou s'allumer des pétards, à sécher pour le fun et non pas pour des idéaux à faire entendre?
Lors du CPE, nous avions gagné une audience avec la maire de ma ville.
Réponse: "oui, mais vous, ça vous arrange bien, le CPE au final, vous faites la fête, vous n'allez pas en cours..."
Ceci est un appel. À tous ceux qui pensent parler politique et veulent se faire entendre.
Jetez vos pétards, vos bouteilles de bière aux manifs, arrêtez la beuverie, jetez vos bidons d'essence, vos bombes aérosol, à quoi ça sert? Jetez votre fierté de rebelz adolescent, montrez que nous pouvons être sérieux, ne cassez rien, soyez pacifiques, montrons que nous sommes matures et que nous avons aussi le droit de nous intéresser à ce qui nous arrivera plus tard et que les vieux ont choisi pour "notre bien".
Comment nous faire entendre sinon?

