Teardrop

Ca y est, rentrée, et un centième article à la clé, la maison vide, Teardrop, de Massive Attack, résonne dans ma tête à l'heure du réveil, mais enfin, ça y est, la rentrée.
Le thé quotidien et un kilo en moins, hélas, peu importe, il reviendra, tout recommence, une belle année, des proches enfin élucidés, j'aurai beaucoup mûri ces deux dernières années, compris beaucoup de choses, et malgré la difficulté parfois, les chutes à n'en plus finir, cabossée et tremblante, maintenant je sais voler.

[ Love, love is a verb
Love is a doing word
Fearless on my breath
Gentle impulsion
Shakes me makes me lighter
Fearless on my breath ]

Le temps dehors, gris maussade, annonce de nouveaux jours, mon petit frère découvre le monde, j'ai l'habitude, cette année, je lirai, cette année, je lirai
je pourrai peut-être même écrire quelque chose de bien de mes dix doigts, je tiens une piste, tu sais.
Alors quoi? Une nouvelle année comme toutes les autres? Non, certainement pas, puisque l'an dernier, j'ai trouvé.

[ love, love, is a verb... ]

Bonne rentrée à tous!
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# Posté le mardi 04 septembre 2007 02:55

Drive

Nouvelle découverte: Drive, Incubus, Make Yourself
Car tout va bien désormais, malgré les fragilités parfois, la crainte, ce sera une année formidable, je le sais,
[ But lately I am beginning to find that I should be the one behind the wheel
Whatever tomorrow brings, I'll be there with open arms and open eyes ]
Donc merci
À tous ceux qui éclairent mes pas
À tous ceux qui illuminent mes jours
À tous ceux qui apaisent mes nuits
[ My light is found ]

# Posté le dimanche 02 septembre 2007 05:06

La Danse, Alfons Mucha

La Danse, Alfons Mucha
Prague était une belle ville, de maisons art déco et de synagogues, tu rentre les mirettes pleines d'étoiles, et quelque chose de plus, enfin, voilà, au sortir de l'avion du retour l'imper est de rigueur et le calendrier d'Alfons Mucha a perdu de sa lumière.
Et voilà une nouvelle année scolaire qui débutera, l'occasion de vivre ma passion de l'écriture, l'été gorgé de culture, c'était Camus, Aragon, Sartre, et puis Kafka sur le Rivage, et puis ce Barrico, et Histoire d'une Vie, inachevé, c'était découvrir le monde alentours [ mais non rien n'a changé ] le manque se faisait prenant dans le ventre, là.
Je voudrais qu'on me voie pour ce que je suis [ qui suis-je? ] pas uniquement un sourire et des conneries tout le temps tu sais je suis exubérante par pudeur.
Mais j'ai trouvé les bonnes personnes / je crois que j'ai trouvé les bonnes personnes / tu sais je suis sûre d'avoir trouvé les bonnes personnes / enfin crois-moi car elles sont les bonnes personnes.

# Posté le jeudi 30 août 2007 16:24

Serpents d'Eau II, Klimt

La fatigue anihile tout
J'aurais tant à raconter mais tout fuit.
Je pourrais parler de mon voyage en Irlande et les mots me manquent.
Je pourrais encore raconter mon amour mais je vous ennuierais.
Je suis heureuse, je suis bien, j'ai des tas de projets mais je ne sais pas en parler;
Je me désintéresse de l'ordinateur mais continue à venir
Et je cherche l'art, le beau, ce qui m'émeut.
Et j'adore Klimt
Et je veux toujours dévorer les livres qui me plaisent
Je me sens avide de savoir
Mais pas n'importe quoi
Je regarde les trois pavés de Proust que ma mère adore et je désespère
Moi j'aime Prévert et Vian
Ce livre de Baricco était superbe et je déplore l'absence de Soie dans notre bibliothèque
Tu sais celle de la maison devient conséquente
Ses deux plus gros foyers sont le bureau de ma mère et ma chambre
Je suis surprise me voyant dans les favoris de personnes qui ont quelque chose à raconter
Je perds l'inspiration
Mais plus le temps passe plus je suis heureuse.
Et je m'active; je commence à cuisiner, je lis, je veux refaire la déco de ma chambre, je lis, je bouge, je veux faire quelque chose de ma vie, et l'art doit y avoir une grande place (qu'importe si je n'ai pas beaucoup de talent, d'autres en auront pour moi)
Serpents d'Eau II, Klimt

# Posté le jeudi 16 août 2007 15:58

Back Home

Back Home
Le Baiser, Gustav Klimt
Tout sur l'opposition, blanc/or, homme/femme, chair/tissu, vrai/faux.
Parce qu'on n'entend toujours pas où commence le vrai, où termine le faux
Je me réveille artiste, Klimt est extraordinaire
Les corps tordus, le vrai de l'étreinte;
[ je sais; j'ai vu ]

Océan Mer, Alessandro Baricco
[ où commence la mer, elle aussi ]
J'en ai préféré, mais celui-ci était parfait
Tu sais les mots qui s'envolent et que je n'arrive pas à rattraper
Tu te souviens combien j'avais couru
Ces brèves minutes vraies qui fuyaient vite, hors du temps
J'ai trouvé le livre parfait il ne m'a pas attendue.


Deuxième Mouvement: Nocturne, issu de l'Israeli Concertino, George Perlman
Les accords se plaquent, difficiles, et pourtant magnifiques.
Avec la difficulté du déchifrage on entrevoit pourtant la beauté de l'oeuvre.
Le violon soliste perd son prestige si le piano ne l'accompagne pas.

[ combien de temps ai-je passé à comprendre, combien de fois ai-je annoné bêtement et académiquement l'air avant que mon archet comprenne enfin l'essence même du morceau ]
Pourtant il est introuvable en CD. La partition est facile à trouver - je crois que tous les apprentis violonistes y passent. J'étais difficile, moi et mes goûts de luxe, préférer Bartok à Vivaldi.
Mais c'est si beau, et le vibrato ne semble plus si loin.

# Posté le mercredi 15 août 2007 15:17

Modifié le jeudi 16 août 2007 15:44